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DESIGKATION
paient proprement sur la tige sans laisser de chicots,ces amputations, loin d’être préjudiciables, accélére-raient l’accroissement j mais il n’en est malheureuse-ment pas ainsi : on mutile annuellement les jeunesbouleaux au point d’en faire périr une grande quan-tité au bout de quelques années. Il n’y a qu’un moyende prévenir cette dilapidation, c’est de faire élaguersouvent les bouleaux qui peuvent donner des balais,et d’en vendre les fagots, quand ils ne rapporteraientque le prix de la façon, ou même de les abandonneraux balaitières, à la condition expresse de faire cetélagage d’une manière convenable, en observant,néanmoins, qu’un élagage fait avec excès et troprépété pourrit promptement cet arbre.
(Voir notre article Élagage, 5 e chapitre. - )
Le bouleau est recherché et préféré à tous les autresbois pour les sabots, les cercles à tonneaux et à cuves,pour les boulangers, les faïenciers et pour les fabri-ques de porcelaines. Les habitants des Alpes font,avec scs branches, des torches qui éclairent assez bien.Son écorce est presque aussi flexible et aussi nerveuseque celle du merisier ; elle sert à confectionner desboites, des havre-sacs de bergers et autres petits objetsde ménage : l’homme, en Laponie , s’en fait des habits;en Suède , on tire de la sève du bouleau une liqueur.(Voir notre article sur les Curiosités forestières,t. IL)
Le bouleau, coupé à la fin de l’hiver (fin de mars),particulièrement, se corrompt facilement lorsqu’entermes forestiers on ne lui a pas donné vent (*), enfin
(*) Donner vent à un arbre poreux consiste à lui ouvrir les deux boutspar une fente longitudinale de i à 6 pouces (12 à 18 centimètres).