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Tome premier.
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DES ARBRES FORESTIERS.

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coudrier. En position contraire, c’est le tremble qui,selon nous, périrait. (Voir l’article sur le Coudrier .)

L’empire de l’orme et du charme sur cette essenceprovient,toutefois, de ce que ces deux espèces ne pous-sent vivement et ne prennent de fortes racines que surles sols qui ne sont pas ceux du tremble ; cette dernièreessence pullule tellement par les nombreux drageonsde ses racines, qu’elle ne se détruit pas facilement,à moins de la laisser trop vieillir en plein bois etcomme isolée.

Le tremble se tare à 50 ans, même sur les terrainsqui lui conviennentle mieux; sur les autres, il dépéritencore plus tôt.

Lorsqu’il est mélangé dans un taillis de bois durs,il le garnit autant qu’il est possible, sans porteraucun préjudice aux autres essences, dont, au con-traire, il facilite la végétation, et ce qu’il fourniten bois à l’exploitation est une véritable augmenta-tion de produit, ou un boni très-désirable.

Lorsqu’il se trouve en massifs dans les gaulis tropâgés ou dans les futaies, il y forme des vides en dé-périssant: les vents, en outre, lorsqu’il dépasse 70 ans,en renversent de grandes quantités, qui forment desabatis appelés chablis; on doit alors les exploiterimmédiatement, afin que le bois ne s’échauffe pas,surtout quand la racine est tout à fait hors de terreet ne peut plus lui procurer de sève, même pourl’entretenir frais.

Le tremble se multiplie, comme l’ypréau, par lesnombreux drageons qui surgissent de ses racines, par