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DESIGNATION
nous considérerons ces arbres sous le rapport deleur utilité individuelle, ainsi que nous l’avons faitpour tous les autres, et sans chercher à vérifier s’ilsappartiennent plutôt à une classe qu’à une autre.
Le tremble est d’une dimension moins grande quel’ypréau. Ses mœurs sont à peu près les mêmes; maissa végétation ne se développe pas avec autant d’énergie.Il croit moins promptement, devient moins gros, nes’élève pas aussi haut, est plus sujet à être taré, et vitmoins longtemps.
De tou tes les espèces debois, c’est avec le bouleau, 1 ’es-sence qui sympathise le mieux avec le chêne, le hêtre,et le frêne enfin, dont le mélange soit le plus désirable.
Les trembles semblent protéger les rejetons et lessemis de ces dernières essences; ils les garantissentdes accidents du printemps et de l’ardeur du soleil del’été. Mais, à 30 ans, les protégés, lorsqu’ils sont enquantité dominante, nuisent bientôt à leurs protec-teurs; à 80 ans, on en rencontre encore quelques-unsdans les futaies ; à \ 50, il n’en reste plus de traces.
Le tremble vient sur toutes les espèces de terrains,excepté sur les sols brûlants, lorsqu’ils ont peu deprofondeur; plusieurs auteurs ont avancé que le voi-sinage de forme et du charme le fait périr, mais qu’ilrésiste au coudrier, dont souvent il détruit la souche.
Nous pensons qu’il n’en est ainsi que lorsque leterrain est aquatique; alors le tremble est dans son élé-ment, et le coudrier*périt parce qu’il ne vient ni dans;l’eau ni dans les climats trop frais. Voilà, sans doute,la véritable cause de la puissance du tremble sur le