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Tome premier.
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DES ARBRES FORESTIERS.

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le chêne aura sur le mélèze l’avantage d’un plus grandproduit, notamment pour l’aménagement en taillis devingt à vingt-cinq ans. Le mélèze, au contraire, ex-ploité comme futaie au furetage, ou par éclaircie,tous les dix ou quinze ans, en n’abattant que les ar-bres de soixante-dix à quatre-vingts ans, aurait surle chêne en futaie l’avantage de pouvoir être coupédeux fois, pendant que le chêne en futaie arriveraità son aménagement de cent cinquante ans. Dans cecas, le mélèze, qui peut faire du très-beau sciage dèsl’âge de soixante-dix ans, mis au régime du furetage,serait bien plus profitable. En consultant notre ta-bleau (page 18), qui établit ce que coûte un hectarede futaie à suivre jusqu’à sa dernière période, onverra, à cet égard, qu’une coupe de quatre-vingts ans,de la valeur de 5,000 francs, à cent vingt ans seule-ment, s’élève, intérêt simple, à 21,000 francs l’arpentet, intérêt composé, à 57,602 francs ; à deux cents ans,à 2,845,432 francs.

D’après ces calculs, dont nous garantissons l’exac-titude, il ne reste aucun doute que l’avantage seraittout au mélèze; car, pour faire une bonne futaie enchêne, les aménagements doivent être, au moins, decent vingt à cent cinquante ans, tandis qu’on peuten avoir en mélèze à quatre-vingts ans, qui, à cet âge,est dans toute sa maturité. Au surplus, aujourd’huique l’on trouve facilement à placer ses fonds, lesaménagements les plus jeunes seront toujours lesplus profitables au propriétaire.