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Tome premier.
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DESIGNATION

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On en convertit beaucoup en sciage, même en mer-rain et en échalas ; enfin il s’emploie, comme le pin,à la raclerie, à la vasellerie et à d’autres usages, maisil est plus difficile à travailler.

Dans la force de la végétation du mélèze, c’est-à-dire de quarante à cinquante ans, en le perçantde trous avec une tarière, on peut en tirer par arbre,annuellement, six à huit livres d’une térébenthine dequalité presque égale à celle de Venise ; cette térében-thine, distillée comme huile, n’est pas aussi bonneque celle que l’on obtient du sapin.

On tire aussi une espèce de manne des mélèzes duBriançonnais : quelques auteurs prétendent que c’estdu corps de l’arbre; d’autres disent, au contraire,que les feuilles seules la donnent. M. de Laborde estde cette dernière opinion dans sa description de laFrance . Il est étonnant que ce fait n’ait pas été mieuxétabli.

L’écorce du mélèze est propre aux tanneries. Sonbois fait un excellent charbon pour les fourneauxdestinés à la fonte du fer.

En certaines localités le mélèze présente quelquesavantages sur le chêne. Sa croissance est plus rapide,et, si ses massifs n’étaient pas si souvent éclaircis,ils seraient plus garnis que ceux de chêne ; en outre,il lui faut les plus froides régions où le chêne ne peutexister ; cependant le chêne vient très-bien à toutesexpositions et sous une température même qui ne peutconvenir au mélèze ; enfin, partout où ces deux es-pèces d’arbres pourront prospérer en concurrence,