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Tome premier.
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159
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FORESTIÈRES.

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Quand le terrain est glaiseux, on peut le rendrepropre à former une pépinière, en y répandant descendres de lessive, des plairas etdes terres de bruyère;s’il est maigre, en le fumant, terreautant, et en y ré-pandant des terres d’alluvion, de marais, ou les im-mondices des rues ; s’il est. froid, en le réchauffant parde la poudi’ette, de la chaux et des terres crayeuses.

Il faut, en outre, qu’une pépinière ne soit ni tropau sec, ni trop à l’humidité ; elle devra être plutôt enplaine que sur des coteaux; éviter toutefois les valléesprofondes et froides : cependant il faut la placer tou-jours fraîchement, et de manière à ce que les eauxaient un écoulement facile ; enfin veiller à ce queson terrain soit bien en état, à l’abri des grands vents,et garni de sels nutritifs, dans une proportion mo-dérée.

Un arbre venu dans une terre de première qua-lité, où tout pousse avec excès, y serait très-bien, s’ilétait destiné à y rester; mais transplantez-le ensuitedans un mauvais sol, il sera bientôt couvert d’unemousse grise et aura une végétation triste et souffre-teuse ; un autre, au contraire, tiré d’une terre maigre,s’il est placé jeune dans une bonne terre, y viendramerveilleusement.

Tels sont les habitants des campagnes des Alpes ,de l’Auvergne et de la Savoie , nourris, dès leur nais-sance, avec du pain de seigle, de la bouillie d’avoine,des pommes de terre, et habitués à boire de l’eau,ils se trouvent bien dans tous les pays; mais qu'unhabitant des villes,qui, sans trop de fatigues, jouit des