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DES PEPINIERES
douceurs de la vie , soit mis au régime des premiers,bientôt il perdra son embonpoint, son teint fleuri,et même avec l’air pur de ces contrées il succomberaà cette nouvelle vie, à ces nouvelles occupations, àmoins qu’il n’ait en lui assez de forces matérielles etd’énergie morale pour résister à un si grand change-ment dans sa constitution et dans toutes ses habi-tudes.
Les pépinières forestières, comme les arbres desjardins, doivent être défoncées de 18 à 20 pouces;s’il y a une variété de terre très-forte, on doit labourerjusqu’à la bonne terre et toujours au moins à 12 ou15 pouces, si c’est possible , en ayant soin surtoutde ne pas mettre la mauvaise terre en dessus ; s’ar-rêter au sol ingrat et ne pas pousser plus avant ledéfonçage.
Comme perfection dans l’établissement d’une pé-pinière, on passe la terre à la claie, si cela ne paraîtpas trop dispendieux, afin d’en extraire les pierres etles cailloux, surtout les racines des plantes parasitesqui, par leur concurrence, seraient très-nuisibles, endévorant le suc de la terre sans aucune utilité. On peutse livrer à cette dépense, lorsqu’elle reviendrait mêmeà 12 francs la perche ; sur un terrain de pierres, offrantde grandes difficultés près de Paris , on ne pourraitpeut-être pas l’entreprendre à moins; il ne faudraitcependant pas reculer devant cette énorme dépense,attendu qu’avec vingt perches de pépinières on peutplanter largement dix arpents de bois. Dans certaineslocalités, cette façon pourrait revenir seulementàdeux