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Tome premier.
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V0REST1ÈRES.

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ne faut jamais, sans nécessité, augmenter les plaiesd’un arbre, ni lui rien ôter de ses membres.

Dans les terres légères, enfoncer les plants jusqu’àsix pouces, ou au moins jusqu’à quatre pouces(1 2 centimètres); dans celles humides, trois suffisent.

Sur un terrain léger, les plants de chêne, hêtre etchâtaignier d’un an sont, plus que tous autres, assurésde prendre racine, si leur pivot et leur chevelu n’ontéprouvé aucune altération.

Nous rappelons le conseil déjà donné que, pourconserver plus d’un an en pépinière les essences pivo-lantes, on est forcé derogner leurs pi vots, et de les culti-ver par repiquages successifs, et par là de les priverde leur principale racine, celle qui est la plus vivace.

Il y a donc urgence, dès la première année des se-mis, de rogner le pivot des bois durs à racines pivo-tantes, ou bien l’on s’exposerait à tout perdre; c’estcette castration qui est cause qu’ils ont bien plus depeine à prendre que tous les autres bois.

A deux ans, le chêne, qui n’a que six pouces dotige, a trois fois plus de pivot, qui se brise en l’arra-chant , ce qui oblige à le couper quand on le destineà être planté à 2 ou 3 ans d’âge et plus.

SECTION VI.

CONCLUSION SUR LES PEPINIERES ,

Il faut donner beaucoup plus de soins à une pépinièrequ’à un jardin, parce qu’elle est plus productive, etne négliger aucune des précautions, même les plus mi-