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Tome premier.
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DES PÉPINIÈRES

nimes,que l’expérience a enseignées aux pépiniéristes,et qui en assurent les succès; les mulots étant très-friands des graines oléagineuses, il faut leur faire lachasse en établissant autour des pépinières des sou-ricières ou pièges garnis de noix brûlées, ainsi quel’indique Buffon dans ses expériences sur les végé-taux, t. X, page 197.

Tout propriétaire de bois doit avoir sa pépinièredans un coin de son jardin et s’en occuper commed’un amusement; nous voudrions même que tous lesgardes en eussent dans leur potager, et dans cettevue, à moins que pour leur sûreté personnelle le portdu fusil leur fût indispensable, nous désirerionsqu’on substituât à cette arme, presque sans utilité etgênante , un simple bâton d’arpenteur en forme decanne, avec une forte pointe en fer comme défense, àlaquelle on adopterait à volonté, par un écrou à vis, uncroissant ou une pioche légère, qu’ou tiendrait enréserve dans le carnier et dont on se servirait suivantles saisons alternativement, savoir :

Le croissant, pour débarrasser les chemins desronces et des épines qui les obstruent, et pourélaguer les arbres trop branchus ;

La pioche, pour semer et planter les places videsdes bois sur les fossés.

Le fusil alimente l’oisiveté et n’est pour un gardequ’un objet d’agrément; au surplus, il pourrait ne pass’en dessaisir en le conservant en bandoulière : cettearme, quoique considérée comme l’insigne de la pro-fession, doit être répudiée, parce qu’elle est presque