Band 
Tome premier.
Seite
168
JPEG-Download
 

168

DES PÉPINIÈRES FORESTIÈRES .

joie sa nouvelle mission, et la remplira avec d’autantplus de zèle qu’il gagnera 100 fr. de plus par an,sera, en outre, logé, chauffé, et n’aura de fait qu’à sepromener les trois quarts de la journée.

Un garde cultivateur, de bonne volonté et soi-gneux, se ferait un agréable passe-temps , nous n’endoutons pas, de la conservation et de l’améliorationdes bois confiés à ses soins ; il remarquerait les jeunesplants qui seraient surabondants et bien venants,pour les repiquer avec leurs mottes, à ïinstant mêmede leur arrachage , sur les fossés et places vides.Avec ces précautions, nous pouvons l’assurer, les boisseraient toujours bien pleins des essences favorablesau sol et présenteraient un aspect de prospérité endonnant au propriétaire un tiers de plus en revenussans plus de dépenses.

Nous n’en dirons pas davantage sur ce sujet im-portant de la culture forestière, parce que nous crai-gnons de parler dans le désert; ce que nous disonsest la pensée d’un amateur de bois, plutôt que celled’un pauvre garde aux gages de 300 francs paran, encore moins celle d’un garde de haut lieuà 1,000 francs de traitement.

Nous laisserons donc en paix pour un instantMM. les gardes, et nous rentrerons dans notre sujeten commençant par traiter des semis et plantations,dans les forêts.