FORESTIÈRES.
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toujours la ruine du garde; les distractions c|u’ellelui cause lui font négliger ses devoirs et le ren-dent souvent d’une fainéantise extrême. L’oisivetén’est-elle pas la mère de tous les vices? Aussi dansles gardes combien y en a-t-il qui s’abandonnentaux excès de la chasse et de la boisson, etc., etc.?
Leur nouvelle arme, par sa pointe en fer, vaudraitpour leur sûreté plus qu’un fusil et ne les embarras^serait nullement dans leurs promeuades , occuperaitleurs loisirs sans les fatiguer, ce qui ne les empêche-rait pas d’abord de ramasser du gland et autresgraines, dont ils rempliraient, chaque jour, lenrcar-nier pour former leurs pépinières et ensuite pourarracher de jeunes plants, afin d’en garnir les fosséset les clairières des hois, d’octobre à Noël .
Chaque année, de cette manière, les bois serenouvelleraient sans frais; beaucoup de bons gar-des, nous le garantissons, se feraient une jouissancede cette culture, parce que ce serait pour eux unedouce occupation, qu’ils travailleraient peu chaquejour et en prendraient tout à leur aise.
Nous ne dissimulons pas, cependant, qu’il seradilîicile, dans certaines localités, d’obliger un garde-chasse, surtout s’il istde ce qu’on appelle la hautevolée , à faire cet office de pionnier ; mais un proprié-taire qui adoptera cette idée et qui tiendra à sonexécution n’aura qu’un moyen, ce sera de prendreun pionnier ou vigneron pour garde : celui-ci, qui,comme vigneron , ne gagne par année, en se don-nant beaucoup de mal , que 200 fr. , acceptera avec