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Tome premier.
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ROIETTAGE.

SECTION III.

ROUETTAGE.

Le roueitage n’est en usage que dans les pays deflottage en trains ou en radeaux.

Cette exploitation, qui tient beaucoup de l’essar-tage, que nous venons de traiter, se fait dans les tail-lis de huit à neuf ans et au-dessus, rarement plus tôt,parce que les rouettiers couperaient les lances princi-pales, et détruiraient les taillis tout en faisant encorede mauvaises marchandises.

Unerouette trop jeune est cassante; à six ans môme,elle n’a souvent pas assez de consistance. Cette opé-ration nécessite, au moins, autant de surveillance quel’essartage, attendu que, pour que les rouettes ouharts puissent utilement servir au flottage en train,en lier les branches et toutes ses parties, il faut qu’ellessoient bien lancées, droites et presque sans nœuds;autrement, on les briserait en les tordant pour leufdonner le liant d’une corde.

Il arrive que, lorsque le rouettier n’est pas surveillé,il prend les plus belles lances d’une cépée en charme,bouleau, hêtre et coudre ; quant au chêne, il ne peutattaquer que de très-jeunes plants, parce que les lan-ces à conserver seraient d’une trop forte dimension,même à quatre et cinq ans ; pour rouettes à coupler,les plus grandes qu’on puisse employer.

Le rouettage peut être permis dans un taillis dechêne à 7 ou 8 ans; dans un taillis mélangé de chêne,de charme, de bouleau, de hêtre et de coudre, à 9 ans ;