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Tome premier.
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DES EBENES .

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ment la cicatrice de l’amputation, elle sera étoilée aubout de trois à quatre ans ; alors on pourra facilementremarquer qu’il y a carie incurable et que l’arbre estperdu pour l’industrie. Nous pensons cependant qu’ily aurait peut-être un remède pour prévenir la carieprovenant de la coupe d’une branche, ce serait de re-vêtir la plaie d’une espèce d’emplâtre de goudron ou,à défaut, de bouse de vache mélangée de terre, quel’on couvrirait ensuite d’un linge ou d’une plaque enbois ou en fer-blanc. Notre confiance dans ce topiqueplacé immédiatement après l’amputation de la bran-che résulte de la connaissance acquise que les nœudsdes arbres résineux, contrairement à ceux des arbresà feuilles caduques, sont aussi sains et même plusdurs que le cœur du bois, parce que l’arbre à feuil-les persistantes est plein d’une sève ou goudron pur,qui se porte, aussitôt après la coupe ou l’ébranchementd’un arbre, sur les parties amputées, les couvre promp-tement d’une matière graisseuse et bitumineuse, etles garantit du contact de l’air, élément principal devégétation, mais qui, par son action incessante, détruitou altère tout ce qui n’a pas ses conditions de vie : ilne faudrait, toutefois, faire usage de ce remède quesur des arbres qui en mériteraient la dépense.

Nous supplions MM. les forestiers de méditer sé-rieusement nos réflexions sur ce point essentiel de laculture des bois, qui peut avoir les plus graves consé-quences sur les plus belles forêts de France , si ceuxqui sont appelés à les administrer s’embarquent, àcet égard, dans une fausse route.