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Tome premier.
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DES AMENAGEMENTS.

plus beaux produits du taillis, sans lui avoir faitaucun dommage, d’autant que le propriétaire nepeut, avec sécurité, les soustraire à la cognée dubûcheron qu’en exploitant par ses propres mains.

Aussi engageons-nous tous les propriétaires, sansexception, à exploiter leurs bois par eux-mêmes, oupar des gardes exploitants, et à vendre ensuite lesproduits sur les chemins, places vides, ou enchantier : aimablement, par adjudication publique,en masse ou par lots, suivant la nature des produitset la convenance des localités.

En Prusse, les administrations forestières du roien agissent ainsi ; en France , et sans réfléchir, ondira de suite que c’est impossible, d’après nosusages. C’est une erreur; il n’y aurait qu’à vouloirsérieusement, et surtout ne pas se décourager des pre-miers essais, qui seraient probablement infructueux ;car, en tout, il faut s’attendre à payer l’apprentis-sage : nous ne dissimulons pas que ces premiersessais seraient vivement contrariés par les mar-chands de bois, les maîtres de forges et lesroutiniers surtout; alors il serait indispensable des’assurer d’agents instruits dans l’exploitation etprésentant des garanties : nous ne doutons pas quebeaucoup de petits marchands de bois, qu’onnomme vulgairement rapaces , brigueraient cesfonctions. Les produits se fabriqueraient sur un prixcommun à tous les ouvriers ; il ne pourrait donc yavoir de malversation à cet égard : ensuite la ventedes marchandises se ferait par nature et en plusieurs