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DES AMÉNAGEMENTS.
lots, ainsique se vendent encore les superficies àexploiter.
U Etat en améliorerait considérablement le fondsde ses bois, où les bonnes essences se perdent tous lesjours par une exploitation sans principes et contrenature; en outre, il y gagnerait au moins six millionspar an> nous le garantissons.
Tout le monde sait que la vigne, comme le bois, nepeut être bien cultivée que par ses propriétaires, oupour leur compte. Un marchand à qui on vend unesuperficie le plus cher possible, quand il craint deperdre, cherche alors à se dédommager sur la pro-priété; dans ce cas et selon l’usage, il ne travailleque pour lui, prolonge indéfiniment son exploita-tion quand il croit y gagner et s’empare, en outre,de tout ce qu’il trouve sous sa main, ne faisant rienpour l’amélioration du fonds, et même, pour avoirun centimètre de bois de plus, il détruira les plusriches souches et ne visera qu’aux moyens de faireproduire sa coupe, sans s’inquiéter si c’est au détri-ment de la propriété du sol. Mais le garde est là,dira-t-on, pour veiller aux intérêts du propriétaire.Cela est vrai, et cependant nos craintes de dilapida-tions subsistent toujours. Nous admettons même ungarde-modèle, le type des meilleurs gardes et comme,malheureusement, il y en a peu; faudra-t-il verbali-ser à chaque instant contre un marchand, peut-êtreson maire et plus proche voisin, son parent ouson ami? Cela est presque impossible. Enfin, quiignore qu’un garde n’est souvent pas à l’abri de la
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