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séduction, d’une prévenance faite avec adresse et.même d’une misérable bouteille de vin? Aussi lesgardes et les marchands, par un intérêt respectif,vivent toujours en bonne harmonie de fait, tout enayant l’air d’être ennemis, ou opposés en présence dupropriétaire: c’est ce que nous voyons tous les jours,et de plus presque tous les marchands ou leurs filssont, les parrains ou les protecteurs nés des enfantsde gardes.
Si cependant, par sa position sociale et ses goûts,un propriétaire croit devoir se refuser à exploiter sesbois lui-même, il doit toujours, dans un intérêt bienentendu, les établir en coupes réglées, annuelles, ets’il se fatigue d’avoir à s’occuper, tous les ans, de lavente de ses superficies de bois, surtout s’il en a peu,alors il pourra se restreindre à faire des aména-gements à 3, 4 et 5 ans de distance. Goutteux ouparalysé en partie, si la tête est saine, il ne seranullement embarrassé de vendre ses coupes sans inter-médiaire et même avec avantage, en faisant précédertoutefois cette vente d’une estimation préalable, surlaquelle il formera sa demande de prix, et admet-tra en concurrence les gros marchands avec lespetits. (Voir, vol. 2, notre article Vente de super-ficies de bois. ) Quant à l’administration de sescoupes et à la surveillance de ses taillis, il s’en ferarendre compte par ses voisins, qu’il aura soin de bienaccueillir par ses manières et par une bonne table,à laquelle il les admettra sans distinction de classe.Enfin, pour être mieux fixé sur la véracité de leur