DES AMÉNAGEMENTS.
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des taillis, qu’elles perdraient en leur disputant unenourriture insuffisante pour tous.
Les propriétaires qui se conformeront à ce quenous venons de prescrire auront la plus belle réservepossible, qu’il ne faudrait cependant point augmen-ter; car au delà il y aurait excès, et le fonds enéprouverait une grande détérioration.
Les réserves bien entendues, choisies avec intelli-gence et la connaissance du sol, ornent magnifique-ment un bois et offrent dans l’avenir de grandesressources pour les produits industriels.
Lorsqu’il y en a trop et qu’elles sont mal réparties ,elles épuisent le fonds; (Test le cas d’appliquer ici levieux proverbe : que les gros mangent les petits.
Après la coupe d’un taillis, si l’on s’aperçoit queles réserves faites sur certaines parties de la coupesont en trop grand nombre ou trop chétives et neprésentent pas un avantage certain pour l’avenir, ilfaut vendre sans hésitation les arbres nuisibles, à lacondition de les abattre et sortir de la vente dansl’année même de l’exploitation , ou avant le 1 er marsde l’année suivante au plus tard, supposant la coupecommencée en novembre.
Dans quelques parties de la Champagne , sur lesrives de la Marne et particulièrement dans les Ar-dennes, on a la meurtrière habitude de n’exploiterles réserves qu’un an après la coupe du taillis, par lemotif qu’on peut mieux les choisir, ce qui est vrai ;mais cet avantage apparent ne peut compenser lesdommages que cause une seconde exploitation sur unjeune taillis d’un an et poussant même sa seconde