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DES AMENAGEMENTS.
feuille: il est facile de concevoir qu’on en détruitbeaucoup , puisque c’est précisément au moment desa plus riche végétation; et enfin que c'est parti-culièrement le plus beau, qui, par son élévation, estplus exposé à être brisé par les abatages et les voituresde l’exploitation.
On sentira donc qu’il convient beaucoup mieux dejouir des réserves en même temps que du taillis. Nuldoute, encore, qu’il y a tout avantage à couper tout à lafois et à ne faire qu’une simple exploitation, en ce que lapousse d’une année, ou une feuille de plus sur unevieille écorce, n’est rien. Il faut considérer, en outre,comme une chose fort importante, d’être débarrasséde suite de son exploitation et que l’on reçoit un anplus tôt le prix de ses réserves.
Un taillis vidé de toute marchandise, avant la poussedu printemps, a une végétation prompte et abondantequi exerce une grande influence sur son avenir; aussinous ne saurions trop exprimer l’intérêt que l’on a deVeiller à la première feuille d’un taillis dont on ne doitjouir qu’après vingt ou vingt-cinq ans d’attente : c’estun enfant confié à une nourrice plus ou moins bonneou soigneuse ; si cette nourrice possède un lait abon-dant et de riche qualité, elle donnera une constitu-tion énergique à son nourrisson et lui procureraainsi une excellente santé pour toute sa vie ; dans lecas contraire, il sera souffreteux et malingre jusqu’àson dernier jour.
De même, un taillis qui aura été négligé dans sapremière feuille s’en ressent jusqu’à sa coupe etmême au delà. Un homme se fait en 20 ans, de même