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DES AMENAGEMENTS.
dinage que les communes faisaient dans leurs bois,et qui n’était alors qu’un furetage déréglé, on voulutsoumettre au régime commun de l’ordonnancede \ 669, à l’exemple d’une médecine pour toutes lesmaladies, les forêts de hêtres des Alpes, des Pyrénées ,de l’Aveyron, des Vosges, du Jura et du Morvan, etqu’elles fussent exploitées à tire et aire, comme dans lesautres bois de l’État, sans considérer que les bois dehêtre se trouvent généralement sur les montagnes,dans un terrain léger et sablonneux; que cette essence,n’ayant qu’un chevelu et peu de racines profondes,craint l’excessive chaleur et les gros froids, et, parconséquent, a besoin d’abri et d’une exploitation aufuretage ou jardinage réglé.
L’administration fut aussitôt avertie, par les cris etl’expérience des voisins, que les bois de hêtre ainsiexploités ne repoussaient plus ; elle méprisa ces sagesavis d’abord, et fit tous ses efforts pour faire croirequ’il n’y avait qu’à Paris où la science forestière étaitvéritablement connue et qu’en province on était es-clave des vieilles routines.
Les conservateurs , inspecteurs, eurent ordre, surl’avis du mauvais état des coupes de taillis de hêtrepar tire et aire, de les faire entourer de treillages oude haies sèches et ramilles, pour mieux assurer leurvégétation. Soins inutiles : malgré la surveillance,presque toutes les souches périrent, et celles qui s’é-taient comme échappées du naufrage ne donnèrentque quelques rejets faibles et languissants ; tandisque les coupes du même temps, qui avaient été ex-