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Tome premier.
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DES AMENAGEMENTS.

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ploitées au furetage réglé, dans le voisinage de cescoupes, par des particuliers, étaient dans le plus belétat de végétation , et possédaient de jeunes poussesde taillis de la plus grande beauté, qui contrastaientde la manière la plus frappante avec les misérablesproduits des coupes à tire et aire, fruits de l’inexpé-rience des administrations forestières de 1794 à 1804,où l’abus cessa entièrement.L’administration généraledes forêts, éclairée enfin par la force des choses,futobli-gée de revenir, pour les bois de hêtre, aux usages lo-caux, maisaprès dix ans d’une exploitation meurtrière.

En administration publique, les abus se détruisentlentement et, souvent, lorsqu’il y a beaucoup de malde fait. Les sentinelles placées pour veiller aux in-térêts de l’État ne manquent pourtant ni de zèle, nide bonne volonté; mais, soit défaut de connaissancesde la part de nos agents forestiers, ou soit que cesagents se trouvent souvent enchaînés par une foule derèglements bureaucratiques nullement en harmonieavec la culture des bois, toujours est-il qu’il nous serafacile de faire connaître, et en peu de mots, que, pré-sentement encore, les plus belles forêts de France sonthorriblement aménagées.

11 faut distinguer un furetage d’un jardinage sansordre, comme en agissaient nos ancêtres, à l'époqueoù les bois étaient sans valeur, puisqu’ils en permet-taient l’accaparement aux seigneurs pour quelques fai-bles redevances ou réserves en pacages et bois mort.

A ces époques, les bois en France étaient presquetous en hautes futaies, et le bois mort était les eha-