DU MARTELAGE.
2Ï7
doivent être vendus en superficie et liviés à un ex-ploitant, il faut, de nécessité, frapper les réserves dumarteau du propriétaire, pour en empêcher la dispa-rition. Mais, dans ce cas, on emploie à cet usage unmarteau ayant le moins de lettres ou armoiries pos-sible. En quinze lignes carrées, même un pouce, onaura une empreinte facile à xeconnaitre au récole-ment. On a vu, lorsqu’on faisait abattre des arbresde 100 ans et plus, au premier ou deuxième coupde cognée mettre à jour des empreintes en croixde Malte ou autres, de 9 lignes seulement, aussifraîches et visibles que si elles avaient été frappéesde la veille, et c’est ce qui nous est arrivé à nous-même, en 1834, sur la propriété de llautefeuille(Yonne ), appartenant à M. le premier présidentSéguier.
Après avoir donné la préférence à une empreintesimple et peu compliquée, nous dirons encore qu’ilest convenable de la renfermer plutôt dans un rondque dans un ovale ou dans un carré.
Pour l’essence et la quantité des réserves, se réglerd’après les âges, la nature du sol, le besoin plusou moins grand de garnir les coupes, afin de les ré-générer par les réensemencemenls naturels. Lesqualités recherchées dans les localités doivent aussiservir de guide, pourvu qu’elles ne puissent nuire àla reproduction des taillis. Enfin dans un martelagebien entendu on doit donner toujours la préférenceaux brins de semence, qui sont généralement mieuxvenants et plus durables que les rejets.