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Tome premier.
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DU MARTELAGE.

Tout propriétaire soigneux de ses bois marquerade toutes espèces, et non pas exclusivement en chêne,,comme cela se fait ordinairemcnl, au mépris des pre-miers principes de la culture forestière. Le bois blanc,par exemple , n’empêche pas un chêne de bien venir,parce que, comme nous l’avons dit, le bois blanc nevit qu’à la superficie de la terre. D’un aulre côté, lesbois blancs sont importants comme garniture; ils pous-sent plus rapidement que les bois durs, les abritent,entretiennent près d’eux la fraîcheur et les humectent,en quelque sorte, de la rosée dont leurs larges feuil-les se couvrent en plus grande quantité, et par là ac-tivent leur végétation; enfin ils protègent les réense-mencements naturels. Iln’y a pas, en définitive,une es-sence, quelle qu’elle soit, qui n’ait une qualité réelle.On doit donc veiller spécialement à ce que les réservessoient espacées largement et avec intelligence. C’esten cette considération, notamment, qu’il faut réserverde tous bois, même l’érable et le buis, quand ils sontplacés où il faut un baliveau Cependant il con-vient de s’attacher aussi à fixer les réserves sur lesavantages qu’on en pourra retirer ; multiplier etpréférer celles qui, sans nuire à la régénération deleur essence , seraient d’un débit facile et plus lucra-tif, mais toujours en soignant l’espacement avec laplus grande attention, et comme première conditiond’une bonne culture forestière.

Les Allemands, qui sont, en général, fort soigneuxdans ce qu’ils font, lorsqu’ils désirent avoir des ar-bres courbes , propres à la marine, à des bois d’esca-