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DES COUPES DE BOIS.
« rages , ils détrempent la terre et déracinent ainsi« plus facilement les arbres.
« Les vents du nord et de l’est, au contraire, ou-« tre qu’ils sont ordinairement moins violents,« amènent presque toujours la gelée ou la sécheresse,« et, dans ce cas, les racines offrent plus de résis-« tance. »
Nous sommes tout à fait d’un avis contraire, etprécisément par les motifs que M. A. Parade invoque.Voici nos raisons : le lecteur jugera.
Les pépiniéristes , les vignerons et les jardiniersparticulièrement, pour hâter la venue de leurs ar-bres , fruits ou légumes, ou pour leur donner plusde qualité, recherchent toujours l’abri du nordet de l’est, et par conséquent les placent préféra-blement aux expositions du sud et de l’ouest.Éclairé par cette expérience de tous les pays et ap-préciant l’utilité de mettre à couvert des vents gré-sileux du nord et de l’est surtout, si redoutés detous les cultivateurs, les jeunes pousses d’un taillis,nous croyons fermement qu’il est d’une bonne admi-nistration forestière de commencer les coupes d’unepremière révolution au midi pour les bois humideset en plaine, à l’ouest pour ceux sur les coteaux ,afin que les parties restant successivement à exploi-ter fassent toujours rideau à la précédente coupe,pour protéger ses renaissances, ainsi que les bûche-rons dans leurs travaux.
Les vents chauds et qui dessèchent les marais, loinde détruire les taillis, les fécondent, et en échauf-fant le sol chassent l’humidité, les brouillards et