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Tome premier.
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COUPE DES BOIS.

Dans cette position , l’ouvrier se sert plus de latète que du tranchant de sa cognée, qu’il cherche àménager; alors, poussé par le besoin de gagner, ilécuisse et arrache l’arbre sur la racine et fait grand tortau fonds. En outre, quand il fait froid à ce point, lesbûcherons brûlent autant de bois qu’ils en exploitent;or il ne faut donc point hésiter, dans ce cas, à arrêterl’exploitation ; c’est d’ailleurs le moment de débarderles marchandises façonnées sur les chemins, routes,chaussées, même sur les places à fourneaux, si on nepeut mieux faire, l/aune ou verne est une excep-tion : comme cet arbre se trouve sur les bords des ri-vières ou dans des marais, on ne peut souvent lecouper que lorsque la glace en permet l’abord; d’au-tant que l’exploitation de l’aune peut toujours se con-tinuer, même parles plus grands froids, sans dangeret même plus facilement, cette essence étant alca-line et ne gelant pas.

On pourra, d’après ces indications, nous le pensons,prescrire avec toute sécurité ses conditions sur le modede coupe, soit à son garde,soit à son marchand de bois.

SECTION III.

PLACEMENT DES OUVRIERS.

La coupe d’un bois se fait ordinairement dans lasaison froide et pluvieuse ; alors, pour mettre le bû-cheron à couvert, autant que possible, de la pluie et dela neige, et aussi pour lui faciliter le moyen de pren-dre tranquillement ses repas, il faut d’abord placer