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COUPE DES BOIS.
cher toutes les épines et plantes parasites de son ate-lier à la mi-mai, lorsqu’un taillis est en grande sève,pour être plus certain de leur destruction ; et, à ceteffet, on leur abandonne, comme indemnité, les ra-cines , tout le produit même en certaines localités.Voici comment se fait cette extirpation.
En coupant le taillis on abat tous les arbustes etplantes nuisibles au fonds à 8 pouces 24 c. hors deterre; c’est un point d’appui qu’on se ménage, afin d'enfaciliter l’arrachement. Pour mieux assurer encorecette opération salutaire, il est d’usage de retenir aubûcheron 5 «à 6 f., qu’on ne lui paye que lorsqu’elle estentièrement faite.
Il y a un second moyen de détruire la bruyère,celte gale des bois, c’est d’v mettre le feu, surtoutaprès une exploitation en futaie; et un troisièmemoyen consiste, enfin, à la faire arracher, couper etfagoter, ensuite distribuer par tas de 25 à 30 bour-rées qu’on laisse consumer sur place; toutefois on nepeut entreprendre utilement ce dernier moyen quedans un bois de 15 ans au moins, c’est-à-dire soustaillis, et 5 ou 6 ans avant sa coupe, pour la fairepourrir sous l’ombrage et par la fraîcheur de la terre.Les épines et les joncs marins pouvant servir de bor-dures et de défense, on les conserve dans beaucoupde localités.
Le recepage des bruyères et joncs marins, dont onveut détruire l’essence dans un bois en les laissantsur feuille pour en étouffer les racines et y formerengrais, est souvent unargcnt bien placé, attendu que