COUPE DES BOIS.
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cette opération peut coûter au plus 6 fr. l’arpent, ensupposant un produit de 400 fagots à 1 fr. 50 c., leurvaleur dans beaucoup de pays n’excédant pas 3 fr. lecent; ce serait 12 fr. par arpent qu’on sacrifie-rait en les brûlant ou laissant pourrir sur place, maison améliorerait le fonds du bois de plus du doublede cette somme, et en outre on serait bien dédom-magé de ce sacrifice par l’humus que celte quan-tité de fagots y répandrait, et, encore mieux, parle bien que la destruction de cette vermine ou gale fo-restière ferait à un taillis de 15 à 20 ans en le facili-tant dans sa végétation. On peut aussi chasser labruyère en semant et plantant du tremble, bouleau,et les arbres verts les plus forestiers, comme le pinsylvestre et le maritime, qui finissent par dévorertoutes les autres essences, particulièrement dansles terrains légers et sablonneux.
SECTION V.
DES CONDITIONS A FAIRE AVEC LES BUCHERONS, POUR LES
PRIX, MESURE, MODE DE COUPE ET EMPORT DE BOIS.
Les prix pour l’exploitation des bois varient sui-vant les localités et les mesures, ils sont, en général,peu élevés ; rarement un ouvrier de bois gagne plusd’un franc à 1 franc 25 centimes par jour, mais il sedédommage par le fagot qu’il emporte chaque soir,ou qu’il entasse dans son atelier.
On trouvera, à la description des divers produitsdes ventes, ce que chaque espèce de marchandisepeut coûter de façon d’après les mesures de localités.