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Tome premier.
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COI'PRS DES DOIS.

l’arbre, et la manière de n’abaltre la lance ou tigequ’en partie rend la fente et le sciage plus facilesà l’ouvrier, mais c’est au détriment du fonds et enréduisant en éclats ou bois perdu pour l’industrie laplus riche partie de la tige. Nous réprouvons ce mode,qui sera aussi difficile à détruire que tous les autresvieux usages dont s’accommodent les ouvriers: usagesqu’on ne peut souvent faire oublier même avec beau-coup d’argent, tant ils sont enracinés dans leur esprit.

L’écorçage au chevalet, ainsi que nous l’avons in-diqué, est bien préférable; l’exploitant y trouveral’avantage que son bois sera mieux coupé, et que leplus beau ne sera pas déchiré dans sa base, commecela arrive toujours : enfin les produits de l’exploita-tion étant apportés là où le chevalet est établi pourl’écoi'çage, ils seront plus réunis et on pourra mieuxsurveiller le travail des ouvriers.

En outre, on n’aura à scier qu’un pouce ou deuxsur le bout de l’entaille pour rendre la moulée, plusunie et plus belle à l’œil, tandis que l’écorçagesur tronc force souvent à détacher jusqu’à 18 pouces(54 c.) et plus pour atteindre la partie non écuissée.

Le fonds profitera de la sève qui se perd dans lesbois qu’on laisse attachés à la souche jusqu’au mo-ment où l’ouvrier les emploie en industrie ou àfaire de la moulée, ce qu’il aime à prolonger le plusqu’il peut, parce que la sève tient le bois fiais et lerend plus facile à scier ou à débiter; mais en détrui-sant cet usage meurtrier le propriétaire du sol ygagnera beaucoup.