COUPES des bois.
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au bout comme un coin de fer, et, afin que ce coinn’aille pas trop loin, on l’arrête à i 2 pouces (33 centi-mètres) par un lien en jeune bois de chêne ou charme,qu’on appelle rouette ou hart. Le coin introduit di-vise le tronc en deux, lequel présente alors une ou-verture ou gueule assez large pour contenir un piedde chêne de 20 à 30 pouces (60 à 90 centimètres) derotondité, et pour que cette ouverture forme mieuxl’ovale et qu’il soit plus facile d’y placer et d’en sor-tir les lances qu’on doit y porter pour être écorcées,on ébarbe en fluteau les deux bouts, soit à la cognée,soit à la serpe ; c’est dans cette espèce d’étau de boisqu’on place le pied de la lance qu’on veut écorcer;quant au petit bout, on le fixe entre deux piquetsfourchus, qui, en croisant leurs têtes, se soutiennentmutuellement et offrent deux angles aigus placéstransversalement, qui forment un second appui et tien-nent la lance dans une position assez solide pour quel’ouvrier puisse en extraire facilement l’écorce.
Dans plusieurs contrées, pour avoir l’écorce d’unbois taillis, on se contente de donner un seul coup decognée, en laissant la lance de taillis coupée à moitiéou aux trois quarts ; puis on la tire à soi avec degrands crochets ou par ses branches, et on l’abat en-suite à la main. Il en résulte qu’elle tient à son troncpar la portion non coupée, que la tige se fend quel-quefois de 2 à 3 pieds (66 centimètres à 1 mètre)dans sa plus belle partie, et notamment par la chuteet les efforts qu’on fait pour la mettre à terre. Cetteportion non coupée entretient, il est vrai, la sève dans
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