Band 
Tome premier.
Seite
277
JPEG-Download
 

COUPES DES 110IS.

277

au cuir une couleur blanche el glacée qui le laitvaloir dans le commerce.

Quand le tan de Bourgogne vaut, à Paris , 48 à 50 fr-ie millier ou les 500 kilog., celui de Dreux passe 70 f.

Les écorces de cette contrée ont en longueur3 pieds 6 pouces, en rotondité autant; elles pèsent entaillis 15 kilogrammes ^30 livres) environ et envieilles écorces jusqu’à 22 kilogrammes (44 livres);elles se vendent, rendues dans les moulins de Dreux et à Mantes , jusqu’à 140 francs.

La vieille écorce se donne de 75 à 80 fr. ou 3 boi-tes pour deux de taillis.

Si le gouvernement permettait l’exportation libredes écorces, limitée à la Meuse , pour la forêt desArdennes au département de l’Isère et à une com-mune du Jura (*), cette marchandise prendrait peut-être beaucoup de valeur, sans nuire aux fabriquesfrançaises qui pourraient s’en approvisionner dansla Bourgogne, le Nivernais, la Champagne , le Berriet la Bretagne, par la Saône, la Seine et la Loire ,sans avoir rien à redouter de la concurrence des cuirsanglais , qui sont le double plus chers que ceux denotre pays.

Pour se convaincre du désavantage d’une exploita-tion à l’écorce, qu’un propriétaire qui coupe toujoursainsi essaye par lui-même, pendant une année oùcette marchandise sera à bas prix, à faire une exploi-

(*) L'exportation des écorces des Ardennes a lieu, moyennant undroit de 2 fr. 50 cent, les 100 kilog.; dans l’Isère et le Jura , idem.[Loi du 7 juin 1820 .)