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Tome premier.
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COUPES DES BOIS.

talion en bois gris (d’octobre à janvier), suivant lesprincipes indiqués précédemment, dès la 1 re feuille ilpourra apprécier la différence de végétation entre untaillis exploité en hiver avec un autre à l’écorce (demai à juin). Cependant on fait de l’écorce dans pres-que toute la France , parce que le bois pelard, ayantun vernis que lui donne la sève par son épanche-ment extérieur, est très-propre aux échalas, treilla-ges , cercles, chantiers et perches à houblon ; il dure,par conséquent, bien plus à l’air que celui coupé horssève, et pourquoi, puisque la charpente équarrie vautmoins ?

C’est que la sève, qui se jette en dehors au momentde l’écorçage, le couvre d’une espèce de bitume oucorps résineux durci par le soleil, qui le protège eten assure la durée.

D’un autre côté, la dureté superficielle que lui adonnée le soleil le rend moins accessible à la ver-moulure, tandis que l’échalas ou pesseau fait en hi-ver, et qui souvent est mal pelé, conserve tou-jours un peu d’écorce que le ver ou les coléoptèresrecherchent, et dans laquelle ils trouvent leur pâ-ture et exercent leurs ravages.

Suivant Duhamel, l’aubier d’un boisécorcé se con-serve mieux et pèse plus que celui exploité en hiver ;les extrémités se trouvent nourries, dit-il, et fortifiéesaux dépens d’évacuations intérieures. Nous sommescomplètement de son avis , l’aubier aura gagné ceque le cœur de l’arbre aura perdu.

Il n’est donc pas étonnant, d’aprèsce raisonnement,