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Tome premier.
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COUPES DES DOIS.

filtre insensiblement dans ses branches, puis dansson écorce et à travers ses feuilles.

Quand un arbre est coupé d’octobre à janvier, lasève contenue dans son intérieur y reste entièrement;on ne tue pas un arbre comme un bœuf ; six moisaprès, quelquefois, il pousse des rejetons bien ve-nants, surtout sur les bois blancs. La sève du chêne esttrès-abondante, notamment quand le temps est chaudet pluvieux ; elle est alors très-apparente sur un ancienchêne, elle se répand de toutes parts, et couvre exté-rieurement sa tige d’un vernis qui lui donne une cou-leur brillante et un air de qualité dont il faut se méfierpour les constructions, en lieux humides surtout.

Les bois résineux du Nord sont préférés,par les char-pentiers et menuisiers, à ceux deFrauce, parce qu’ilssont presque tous dans toute leur nature, et qu’onne les épuise point par l’extraction annuelle de leurrésine.

Les arbres l’ésineux non saignés sont plus forts etplus durables que ceux dont on se fait un revenu;ceux-ci sont plus difficiles à travailler parce qu’ils ontété dégagés, tous les ans, de leur sève goudronneuse,qui leur fait plaie. Dans le Nord, ce revenu n’est pointaussi abondant, ni aussi recherché que dans le Midi;nul doute que l’écoulement de la sève ne soit au dé-triment de la qualité de l’intérieur de l’arbre. Ce-pendant, dans les landes de Bordeaux , il arrive, au con-traire, que les pins qui ne sont pas saignés annuellementsont presque toujours pris de vermoulure et sontplus difficiles à travailler ; cela provient sans doute