COUPES DES BOIS.
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du climat et de ce que le pin est plutôt un arbre dunord que du midi.
Par ces différentes considérations, autant que parnotre expérience, nous soutiendrons toujours quele bois pelard n’est pas bon à employer comme char-pente; celte opinion est aussi celle des meilleurs char-pentiers de la capitale : c’est pourquoi nous préten-dons que, lorsqu’un bois est en sève, on voudrait àtort le considérer comme étant en maturité; tandisqu’il est en amour, c’est-à-dire en pleine végétation,il faut le laisser pousser , ne pas interrompre samarche productive; mais, quand il commence à per-dre ses feuilles, la nature indique qu’on peut le couper.
Des maisons, à Paris , au bout de 30 à 40 ans deconstruction, ayant été abattues pour cause d’utilitépublique ou pour des établissements industriels, ontdonné lieu de remarquer que des charpentes de boispelard (*) étaient aux trois quarts vermoulues ouen putridité complète. Peut-être ces charpentesont-elles été employées presque aussitôt leur abatage.
C’est donc une grande imprévoyance de se servir,pour les constructions, d’arbres coupés en sève, etd’envelopper de chaux ou de sable le bois presqueaussitôt qu’il a été abattu.
Il faut, au moins, un an d’équarrissage au bois decharpente pour que l’on soit à l’abri d’inquiétude,
O Le bois pelard est facile à distinguer : par l’ouverture de ses pores,sa couleur rouge-jaune, et le vernis que la sève et le soleil imprimentsur le bois coupé à l’écorce, ressemblant, neuf, à une peau de chagrinjaune.