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Tome premier.
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COUPES DES BOIS.

et plusieurs années pour celui destiné àla menuiserie.

Il est même convenable de ne mettre les ouvriers àéquarrir les bois pour la charpente qu’après au moinstrois mois d’abatage, pourqu’ils se mitonnent en leurlaissant toute leur écorce, afin que les parties séreuseset aqueuses de ces bois puissent s’évaporer naturel-lement et sans efforts; autrement il s’.y concentreraitun germe deputridilé ou de vermoulure qui les ren-drait impropres à la marine et à tout service ex-térieur, malgré la grande apparence de solidité et dedureté que la sève, répercutée par le soleil, leur donne,ce qui a fait penser, à Bulfon et au forestier anglais Ellis,quele bois pela rd était excellent et meilleur mêmeque celui qui avait été coupé l’hiver, erreur graveet beaucoup plus funeste qu’on ne paraît le croire.

Nous sommes d’un avis entièrement opposé, et,malgré notre respect pour les allégations de ces au-teurs, nous persistons donc dans l’opinion que nousavons déjà manifestée sur l’infériorité des bois écor-ces en sève. Une longue expérience ne nous laisseaucun doute à cet égard.

Que l’on consulte, au surplus, les personnes quiemploient des bois carrés; qu’on examine enfin avecune loupe les pores du bois pelard, nous affirmonsqu’on les trouvera bien plus ouverts, bien plus ten-dres et bien plus spongieux que ceux abattus en hi-ver, et on jugera alors lequel de ces bois aura le plusde qualité et surtout présentera plus de durée. (Voir,‘2 e volume, les précautions à prendre pour avoir un