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Tome premier.
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VIDANGE DES TAILLIS.

aurait l’avantage d’être en pleine coupe en novembre,et alors l’exploitation se ferait, en majeure partie,sous l’influence d’un très-beau temps que les bûche-rons qualifient du nom d 'été de la Saint-Martin,moment le plus favorable, que les forestiers leretiennent bien, pour la coupe, la quali lé du bois et lesplantations de tous genres, l’arbre résineux excepté.

En conséquence, une coupe de superficie, faite denovembre à la fin de décembre, est tout ce qu’il y ade plus favorable et de plus heureux en exploitation debois, attendu qu’il en résulte que les souches ne fontaucune perte de sève, les pores du bois se fermantinsensiblement par les fraîches nuits d’automne etalors n’ayant plus rien à redouter des grands froids;il en résulte encore que les troncs se coudrent ets’aguerrissent progressivement pour résister auxravages de l’hiver : mais Ce qui est plus précieux,nous le répétons, c’est qu’il n’y a aucune évacuationde la substance végétative qui doit mettre au jour,aux premières influences du retour du soleil, les re-naissances ou recrus du taillis qu’on exploite ; enoutre, les produits sont meilleurs, et les fonds, dansce cas, nous le garantissons, présentent toujours unavenir de prospérité.

En exploitant de bonne heure, dès le 15 octobre,on peut, en janvier, commencer à vider les ventes,et, de ce mois au 1 er mai, en 120 jours, il faudraitêtre bien insouciant pour n’cn pas trouver 30 favo-rables aux transports qu’on aura à exécuter. (Voirnotre article Coupes, page 250.)