FONDS ET SUPERFICIES.
311
reurs qui se commettent trop communément dans l’é-valuai ion de la superficie des propriétés forestières.
DK LÉVALUATION DU SOL.
Le fonds d’un bois s’estime, ainsi que nous l’avonsdit, par les revenus et produits de sa superficie ; ordi-nairement il équivaut au tiers delà valeur d’une su-perficie de 18 à 25 ans ; au-dessus de cet âge, commele taillis prend, chaque année, une plus grande valeuret qu’il y a, au contraire, décroissance dans celle dusol, il ne doit plus s’estimer sur cette base ni sur lesrevenus, cela doit se régler suivant qu’il est plus oumoins chargé de réserves, queles taillis sont bien ou malvenants et plus ou moins bien conservés; exemple :
Un propriétaire de 250 hectares ou 500 arpents debois d’un revenu annuel de 10,000 fr., qui les auraexploités, pendant 40 ans (deux révolutions), en bonpère de famille, en laissant, notamment dans chaquecoupe, un grand nombre d jeunes brins de semis etmême sur souches appelées volières sans valeur lorsde la coupe; qui aura, en outre, conservé successive-ment une belle réserve de toutes essences bienespacées : toutes ses coupes, ainsi pourvues à sa mort,son fils peut avoir, pendant une révolution entière(20 à 25 ans), un revenu supérieur, même de 5,000 f.,à celui de son père (15,000 f.), parce qu’il aura abattutoutes les économies de ses ancêtres. Dans ce cas, ondoit se garder d’estimer les fonds sur les revenusextraordinaires obtenus par le fils, ni même sur ceux