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BUIS INCENDIES.
pompes à incendie, qui sont rares dans les forcis, etmême dans les habitations voisines. Le meilleurmoyen à employer est alors de chercher à le barrerpar un fossé frais, qu’on lui oppose à la hâte, oùd’établir une chaîne d’hommes à gros sabots, qui lebroient et l’étouffent sous leurs pieds, en le frappantde forts balais, dont ils doivent être armés pour s’endéfendre; de cette manière on peut espérer d’éteindrel’incendie en peu de temps et à peu de frais, sitoutefois il n’est pas trop intense.
Le feu, dans un bois, s’alimente par les feuillesmortes, les bois traînards, par les ronces, bruyères,épines, et particulièrement par la mousse; il roule surla superficie de la terre comme une eau débordéeet croissante. Il n’est point dangereux pour les hommesen veste, mais il est à craindre pour ceux en blouseou pour les vêtements de femmes.
Un fossé, comme nous venons de le dire, ou unmonticule, sont des positions favorables pour arrêterla flamme; rarement le feu prend dans un bois bienfourré; le défaut d’air ou l’humidité l’empêchentd’y faire ses ravages.
C’est ordinairement dans les bois garnis de vieuxgenêts morts ou de bruyères sèches qu’il est plusvivace et plus à craindre; ensuite, dans ceux enchêne, éclaircis par le temps ou les élagages, c’est làqu’il est le plus funeste, parce qu’il attaque plus vive-ment les gros brins, c’est-à-dire ceux qui sont for-tement garnis de mousse.
Si l’incendie s’est fait sentir jusqu’à la racine, il