UOIS ÎXCEXDIES.
323
l'aut, sans perdre un moment, meltre le bois en exploi-tation, quand ce ne serait que pour faire du char-bonnage et de la bourrée; on ne doit laisser, dans ce cas,en réserve que des brins non attaqués par le feu. Unarbre qui a été brûlé par le pied, à moins qu’il nesoit fort vieux (100 à 120 ans), se remet très-cliflici—lement d’un coup de feu; ses racines ayant été atta-quées ne répandent plus leur sève avec la mêmevigueur, et, après une végétation languissante dequelques années, l’arbre périt.
Lorsque l’atteinte du feu est légère, ce qu’on voitpar la mousse plus ou moins brûlée, un jeunepeut se remettre, mais cela est rare, et nous tenonspour certain que le meilleur moyen de régénérer lebois et de n’avoir point trop à regretter cette catas-trophe, c’est d’y mettre la cognée dès que la saisonle permet; cependant, après la coupe d’une vieillefutaie, le feu est salutaire, pour détruire le genêt,bruyères et autres parasites, qui ont leurs racines àHeur de terre; et les bonnes essences, s’en trouvantfaiblement attaquées, renaissent de leurs cendres,particulièrement si le terrain est frais et riche defonds, surtout en recepant immédiatement après lepassage du feu et à vif les souches et rameauxapparents. Les bois fortement grêlés exigent, pourêtre remis eu bon ordre, le même traitement que ceuxincendiés à vif.