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DES’ agents forestïers.
« clairière, tout vacant joignant une forêt, sont au-« tant d’actes d’accusation contre les agents aux soins« desquels elle est confiée; mais il existe des moyens« simples et officieux pour régénérer de tels terrains.« La nature qui y avait semé les bois, qui avait pourvu« à leur accroissement, est toujours prêle à réparer« les injures faites à son ouvrage ; elle recommencera« cet ouvrage, si elle n’est point contrariée dans sa« marche, et son œuvre s’accomplira bientôt, pour« peu qu’elle soit aidée par les hommes : je vais m’ex-<( pliquer.
« Existe-t-il, dans le centre ou sur la rive d’unet< forêt, un terrain dépeuplé ; je suppose même qu’il» soit, jusqu’à un certain point, dépourvu de terre« végétale, éloignez-en soigneusement les hommes« et les animaux, et voici ce qui arrivera : chaque« automne, les arbres voisins enrichiront ce terrain« par la chute de leurs feuilles ; les insectes lui« légueront leurs cadavres ; sa surface se couvrira« ainsi d’un terrain sur lequel s’établiront les her-« hes , ensuite les arbustes et puis les arbrisseaux ;« ces nombreuses familles couvriront la terre de« leur ombrage , l’engraisseront de leurs débris, et« avant qu’elles soient assez multipliées pour obs-« truer entièrement le sol, sous leurs branches enlre-« lacées, les faines et autres graines tombées des« arbres voisins prendront possession de ce sol,« toutes celles qui trouveront à se reposer sur une« parcelle de terre découverte et friable y germe-« ront et produiront de jeunes arbres, qui rece-