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DES GARDES FORESTIERS.
9° Les bois par leurs essences, dimensions et situa-tion.
Les moulées par leurs marque, contour et place-ment dans les ventes, sur les ports ou en chantiers.
Les fagots, bourrées, charbons et charbonnettesde même.
Les délits de pêche par le genre, la grandeur et lacontexture des instruments de pêche.
Le poisson, par l’espèce, longueur de la tête à laqueue ou au poids, autant que possible.
10° Lorsqu’on ne peut reconnaître ni atteindre undélinquant, il faut toujours dresser procès-verbal dudélit, en prenant avec soin l’empreinte des pas du dé-linquant, celle des pieds de ses chevaux, le frayementdes roues de la voiture, en remarquant s’il manque desclous aux pieds des chevaux et aux bandes des roues ;recueillir jusqu’aux copeaux des bois abattus ; enfinconstater toutes les désignations et indices que pourraitdonner l’état du délit, et ensuite on fait par soi-même,à différents domiciles, des recherches provisoires, sousles prétextes même les plus frivoles, comme de cher-cher un animal qui se serait échappé d’un pré ou pâ-ture, un couteau perdu, d’allumer sa pipe ou de sechauffer ; ensuite, avec l’officier de police judiciaire,on procède à une perquisition sérieuse et en forme.
Si on s’empare d’un corps de délit inanimé, on lemet en séquestre; si ce sont des bestiaux, tels quechevaux, bœufs, vaches, ânes, etc., etc., on les placeen fourrière, sous la garde d’un séquestre, à moins quele délinquant ne se fasse connaître ou ne se fasse ré-