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Tome premier.
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LONGÉVITÉ DES AIII) R ES FORESTIERS.

fondeurs, ces diverses positions leur procurent uneplus longue existence.

Le tilleul du château de Chaillé (Deux-Sèvres )avait, en 1804, 538 ans; celui de Trons, dans lesGrisons , en avait 583, en 1798.

Dans le département, de Maine-et-Loire , le chênerognon, dit des druides, a 2 mille ans. Le journal leCultivateur , v. xv, p. 558, sous le rapport dela croissance des arbres, parle du baobab, qui,d’après les calculs d’Adanson , avait 5150 ans , et decelui dit taxodium ou lecupressus disticha de Linnée,présenté comme plus âgé encore. Les arbres, ainsi quetous les êtres vivants , ont un terme d’existence quise prolonge plus ou moins, mais qui n’a jamais dé-passé pour les hommes 200 ans, et le chêne, le plusvivace des grands végétaux, 2000 ans. Pour croire àceux qui sont allés au delà, nous voudrions en avoircompté toutes les couches ligneuses qui en marquentles années. La commune de la croissance des chênes,en France , est, savoir :

Jusqu’à 25 ans, 10 lignes par an (2 cent. 500 millim.);

40 ans, 10 lignes par an (2 cent. 500 millim.);

G0 ans, 9 lignes par an (2 cent. 250 millim.);

80 ans, 8 lignes par an (2 centimètres);

100 ans, 7 lignes par an (1 cent. 750millim.);

120 ans, 6 lignes par an (1 cent. 500 millim.).

A 150 ans, la croissance est presque insensible,même dans un riche terrain; sur un médiocre, ladécrépitude, à cet âge, est beaucoup plus prompte quen’a été la croissance.