LONGEVITE DES ARBRES FORESTIERS.
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A Saint-Cloud, comme à Versailles , il en est peut-être de plus anciens encore. A Villers-Cotterêts, Com-piègne et Fontainebleau , il y a eu de très-vieux amé-nagements créés sans réflexion ou par fantaisie; aussiun arrêtdu parlement défendait que l’on fit, à Fontai-nebleau , ni lattes, ni charpentes et planches dansles vieilles futaies, parce que le bois était trop mûr.Il est vrai que plusieurs parties étaient aménagées à300 ans, et que la qualité du sol ne permettait pasun aménagement aussi long.
A l’abbaye de Clairvaux (Aube ), fondée par Saint-Bernard, il existe un chêne planté par lui en 1070,qui a ombragé Pierre l’Hermite , revenant de la Pa-lestine, et qui, aujourd’hui, a 770 ans. Cet arbre, il estvrai, est creux et presque mourant.
Près d’Yvetot , il y a un chêne auquel on donneplus de 900 ans. Le dragonier de Pile de Ténériffe ,ayant 45 pieds de circonférence, passe pour avoirmille ans.
Baudrillart parle du châtaignier des environs deSancerre, qui a mille ans et rapporte encore du fruit.En résumé, nous pensons, d’après ce qui précède, sanstoutefois le garantir, en raison de la diversité des ter-rains et des climats, que la durée commune des boisblancs, en pleine forêt, est de 60 à 70 ans environ, etcelle des bois durs de 150 à 300 ans.
11 faut remarquer que les arbres isolés et en allées,bois blancs ou durs, peuvent aller au double; ces ar-bres recevant plus d’air, leurs racines s’étendant auloin horizontalement, et à de grandes distances et pro-