PHÉNOMÈNES PHYSIQUES,
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une forte pluie , à une fonte de neige. Dans ce cas,toutes les parties des végétaux imbibées d’eau, dis-tendues et rompues lorsque celle-ci vient à se glacer,sont complètement désorganisées. Les. fortes gelées,en outre, fendent les gros arbres, les font éclater, etproduisent les défauts connus sous le nom de geli-vures, cadranures, faux aubier, etc.
Les gelées du printemps endommagent souventles bourgeons des taillis, surtout si le soleil luitde bon matin et fait fondre la glace par la chaleurde ses rayons, et portent alors le plus grand préju-dice aux jeunes taillis, notamment à ceux exploités àl’écorce, ou tardivement.
On garantit les forêts des effets du froid et de lagelée, ou du moins on en atténue les effetsdésastreuxpar un aménagement raisonné et habilement dirigé.Pour parvenir à ce but, on doit abattre ses bois du15 octobre au 15 janvier, conserver et entreteniravec soin les lisières des bois, former des rideauxde grands arbres du côté où les vents froids soufflentle plus constamment , ou bien du côté où s’élèventdes vapeurs aqueuses; on fournit un écoulement auxeaux qui séjournent à la surface du terrain ou dansles sols humides, et on ménage des courants d’airassez vifs dans ceux qu’on ne peut dessécher complè-tement. Quant aux semis, aux jeunes plants et auxcépées, on les abrite en réservant dans les coupes uncertain nombre de vieux arbres, convenablement es-pacés, qui les protègent contre le froid ; on les couvreavec des feuilles mortes, dé la mousse, des joncs, ou