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des ramilles ; oïi les abrite pendant quelque tempsavec les plants d’essences telles que le bouleau et letremble , qui poussent rapidement, et procurentpromptement le couvert que les autres arbres récla-ment ; on foule la terre pour que le froid la pénètremoins ; on fait choix des espèces qui supportent aisé-ment le froid, même dans un âge tendre ; enfin on faitusage des moyens que les pépiniéristes emploient pourla conservation et l’amélioration de leurs plantations.
La chaleur est surtout nuisible par la sécheressequ’elle occasionne. Une chaleur forte ou prolongée,en épuisant les sols, notamment ceux qui sont légers,ouverts et sablonneux, de toute leur humidité, dessè-che et fait périr les semences, enlève aux jeunesplantes le véhicule qui charrie leurs aliments, ainsique leur humidité propre, et les fait périr; elleexerce aussi une influence funeste sur les arbres, dontelle dessèche et fait fendre l’enveloppe verticale.
On parvient à garantir les forêts contre les influen-ces pernicieuses de la chaleur, à peu près par les mê-mes moyens qui servent à les préserver de l’action dufroid. Seulement, dans les sols exposés fortement auxeffets des rayons solaires, il faut y introduire les eauxdes chemins et ruisseaux dans le moment des orages,et, en outre, faire choix, pour les semis et plantations,des essences qui prospèrent dans les terrains secs ; lesabriter par de grands arbres ; conserver des rideaux debois du côté du sud ; les entremêler avec des plants quipoussent vite, tels que les saules, marseaux,bouleaux,trembles, merisiers, etc. On les défendra par des baies