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fois plus cher qu’à Paris . Depuis 1830, ces prix ontbeaucoup baissé ; cependant il prétend qu’on pour-rait, par une exploitation en grand et bien gouvernée,dont il donne le devis, folio 94, en livrer, sur nos portsmaritimes, à 2 fr. 77 cent, le pied cube (les 33 centi-mètres, environ 83 fr. le stère).
L’acajou et les autres arbres de cette nature pré-sentent beaucoup de difficultés pour les abattre,parce qu’ils ont des arcabas, qui sont des expansionsde racines plates, se prolongeant le long de l’arbre,depuis le sol jusqu’à 15 ou 10 pieds de hauteur( 5 mètres 33 c. ) : ce sont autant de pans triangulai-res, rangés comme des stalles autour du tronc. Les es-paces compris entre les arcabas pourraient contenirplusieurs personnes; aussi servent-elles de refuge auxbêtes sauvages. On peut les considérer comme desétais que la nature semble avoir donnés à ces arbresgigantesques, dont les racines pénètrent peu avantdans la terre et reposent sur un sol souvent inondéet, par conséquent, de peu de solidité, et qui, sans cesappuis naturels, seraient exposés à être renversés parles vents. C’est véritablement une grande curiositéque ces arcs-boutants radicaux, qui sont tellementconsidérables quelquefois, qu’on en tire des tablesde douze pieds de diamètre ; M . Persegol, amateuret observateur distingué, à qui nous devons nos ren-seignements sur la Guyane , qui, de 1824 à 1834, arésidé à Cayenne comme président de la cour royalede la Guyane française, en possède une, d’une seulepièce, où 21 convives peuvent s’asseoir à l’aise.