EXOTIQUES.
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Ces excroissances prouvent lin excès de végétationtoute particulière à la Guyane et que l’on peut con-cevoir facilement. Ce pays, comme toutes les con-trées entre les tropiques, réunit, plus qu’aucunautre encore, les deux grands moteurs de production,le feu et Veau . Dans la saison de l’hiver, de décembreà la fin de mai, des torrents de pluie, avec une tem-pérature de 22 à 27 degrés de chaleur, procurentun luxe de végétation qu’on ne voit qu’à la Guyane :or c’est à cette excessive et prodigieuse végétationqu’on doit les arcabas.
Outre les essences de bois dont nous venons dedonner un aperçu, nous n’avons point parlé deslianes bignonacées, dont un grand nombre sert àfaire des paniers, des emballages; qui remplacentavantageusement les cordes en chanvre, et présen-tent des propriétés médicinales. De toutes ces lianes,la plus étonnante est celle connue sous le nom deliane à enivrer; c’est le robinia coa d’Aubier, : les In-diens s’en servent pour enivrer les poissons dansles petites rivières et dans les criques. Son suc est unpoison violent, qui peut donner la mort à très-petitedose : aussi la nature semble l’avoir placée dans l’é-paisseur des forêts, pour la soustraire à la main del’homme.
Toutes ces plantes portent de très-belles fleurs; lesunes répandent dans l’atmosphère les parfums les plussuaves, l’arome le plus délicieux; les autres, au con-traire, infectent l’air de leurs émanations fétides etvénéneuses. Ces lianes enlacent les arbres de toutes les