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Tome premier.
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EXOTIQUES.

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qu’on appelle ni amans , et ce n’est qu’après lin longlaps de temps que les essences primitives s’y mon-trent, et encore en petite quantité. Ce phénomène estde même en France après la coupe de nos anciennesfutaies.

Les bois de la Guyane sont souvent attaqués parle ver, et le pou particulièrement ; ils se gâtent et segercent facilement; aussi ont-ils, en général, la répu-tation d’ètre d’une mauvaise qualité : nous en attri-buons la cause à leurs multiplicité et vétusté, et enraison de ce qu’on ne sait pas choisir les bons. Lesmeilleurs sont ceux des hauteurs et montagnes, et par-ticulièrement dans les régions froides, où la végétationa un temps d’intermittence. Malheureusement la sève,dans cette contrée, étant toujours en action, le bois ensouffre beaucoup : c’est cueillir un fruit qui n’est pasmûr que d’abattre un arbre en sève et qu’on nepeut conserver comme celui récolté en pleine ma-turité. Pour avoir un bois solide et bien sain, etpour prévenir la vermoulure, la gerçure et la putri-dité, il faut en France , comme en tous climats , l’a-battre quand la sève est reléguée aux racines, c’est-à-dire qu’elle est sans action. (Voir ce que nousdisons sur les bois abattus en sève, p. 268.)

Les bois durs de la Guyane pèsent de 90 à 100 liv.le pied cube (45 à 50 kilog.);

Les bois blancs, les tendres ou mous, de 40 à50 livres (20 à 25 kilog.).

Avant de terminer cet article des bois exotiques,nous croyons utile de renouveler nos recommanda-