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Tome premier.
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BOIS

tions aux pépiniéristes et botanistes, de chercher àimplanter en France quelques-uns des arbres fores-tiers de la Guyane , particulièrement ceux qu’on pour-rait cultiver avec avantage dans nos provinces méri-dionales, telles qu’à l’ile de la Camargue (Bouches-du-Rhône ) et autres lieux semblables. Nous avons l’o-pinion que le manguier, le sapolitier, le palata, lecorossolier, l’acajou, le goyavier, le pommier de Cy-thèrc, le palétuvier, le palmier-pineau et autres, en-fin, qui n’auraient point à- craindre de fortes gelées,pourraient y prospérer.

Quant à notre possession de la Guyane , nouscroyons qu’elle pourrait acquérir une grande pros-périté, si le désir de revenir en Europe ne tourmen-tait pas constamment, et comme une fièvre lente, laplupart des Français , qui ne s’y rendent que dansl’espoir de s’enrichir promptement : avec cette dis-position d’esprit, ils n’améliorent pas, ils détruisentplutôt, et pressent le pays comme on presse un ci-tron pour en avoir le jus, afin de revenir en France brillants de fortune et le plus tôt possible. Ce n’est pasainsi qu’il serait convenable d’agir; il faudrait, au con-traire, fixer son avenir, du moins une grande partiede sa vie, pour imprimer un grand mouvement à ceriche pays, encourager la culture et aider d’une ma-nière elhcace à sa prospérité. Le gouvernement de-vrait donner l’exemple, en commençant par y consa-créer une grande mise de fonds pour y établir deschemins, des passages d’eaux, des canaux et surtouty faire jouer la niiue, atin de détruire les nombreuses