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Tome premier.
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CHAPITRE XXII.

CRAINTES DES PROPRIÉTAIRES DE ROIS SUR l’iNTRODUCTION DESIIOUILEES ÉTRANGÈRES POUR LE SERVICE DES I’ORGES ET HAUTSFOURNEAUX, MÊME DES FOYERS DOMESTIQUES ET RÉFLEXIONSPOLITIQUES SUR LA FRANCE .

L’introduclion des houilles et des fers étrangersest une question de douane trèsrgrave qui ne peutêtre jugée que par les personnes instruites dans celtepartie : nous avons l’opinion qu’elle sera accueillietôt ou tard ; cependant les propriétaires de bois enprendraient l’alarme à tort, car ce qu'ils perdrontd’un côté ils le gagneront de l’autre.

Le bois sert à tant d’usages et a des qualités siprécieuses, qu’il sera toujours recherché.

La houille, par sa concurrence, pourra en mainte-nir encore longtemps le prix actuel ; mais, en retour,les défrichements en élèveront la valeur et forcerontpeut-être le gouvernement à taxerle bois comme lepain. Le bois, jusqu’à Louis XVI, se vendait à Paris à la taxe.

Admettons un instant que les houilles étrangèresvinssent alimenter nos forges et nos fourneaux, mêmenous livrer leurs fers à moitié du cours français ;nous ferions encore du fer dans certaines localités.

Nos forêts, qui servent exclusivement aux forges