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Tome premier.
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CRAINTES DE L’INTRODUCTION DE LA DOUILLE. 407

et qui n’auraient pas d’autres débouchés, perdraientbeaucoup sans doute; ce serait d’abord une catas-trophe. Mais on s’est remis en France , et prompte-ment, d’événements plus fâcheux.

L’abaissement de prix du bois amènerait des dé-frichements considérables, surtout s’ils sont légale-ment autorisés; cette denrée se raréfierait donc beau-coup, et l’envahissement incessant de la culture de lavigne sur les bois en coteaux ajouterait encore auximmenses avantages qu’on retire de cette productionrépandue maintenant dans presque toute la France ,parce que probablement le pays est plus découvert,ou que, par suite d’un changement de température,il est moins sujet aux gelées du printemps.

L’augmentation progressive des populations, par-ticulièrement dans les régions où l’on consomme leplus de bois (*) ; l’aisance qui s’introduira dans lesclasses moyennes et populaires par des institutions enharmonie avec nos mœurs, secondées de banques na-tionales établies sur des bases philanthropiques, ferontreprendre au bois, nous n’en doutons pas, la valeurque les houilles pourraient lui faire perdre un instant.

Malgré notre confiance dans l’avenir de la France et de ses propriétés, nous voyons cependant avec dou-leur et inquiétude que le vajsseau de l’État, quelque ha-biles que soient ses pilotes, n’est point lancé de manièreà éviter de funestes écueils, parce qu’il s’est embar- *qué dans une fausse route, en laissant un peu trop

(') Voir nos Réflexions sur la progression de la population de laFrance , pages 23 et 21.