CRAINTES DE
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politique s’en est aidée et doit s’en aider encore poursatisfaire leurs mauvaises passions et les diriger en con-séquence. Richelieu et Bonaparte les connaissaientbien ; aussi faisaient-ils de cet appât le principede leur action gouvernementale, tout en les dominantde leur despotisme absolu.
Nos erreurs et nos fautes, disons-lc franchement,proviennent de ce que nous nous estimons trop et quenous ne connaissons pas assez nos faiblesses et com-bien peu nous valons! En nous appréciant mieux,nous viserions seulement à faire usage de nos meil-leures facultés, et surtout à mettre toute rivalité decôté, quand il s’agirait, par exemple, de nous fixersur le choix de nos mandataires constitutionnels ennous déterminant particulièrement pour ceux qui pré-senteraient des garanties à la fois morales et territo-riales , enfin qui seraient les plus intéressés au repospublic et à la prospérité des citoyens, qui, en faisantleurs affaires et en mettant leurs châteaux, leurs fer-mes ou leurs magasins à l’abri des invasions étrangè-res et de la rapacité toujours envahissante du fisc, fe-raient aussi les nôtres. Alors notre chaumière, cotéeà l’impôt sur une base commune, aura peu à payer;et, sans avoir notre place au somptueux et per-pétuel banquet de l’État, nous reposerons tran-quillement, et nous nous garderons surtout de songerà faire des révolutions, qui profitent rarement àceux qui y ont pris la plus grande part.
Avec des hommes qui seront intéressés au sol, nousn’aurons pas ce qu’on nomme la meilleure des répu-bliques, mais bien un gouvernement qui offrira des